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Tous contre les Touareg du MNLA !

Le Matin-Dz/AFP, le 6 avril 2012

samedi 7 avril 2012, par Tilelli

Après une campagne militaire qui a débuté le 17 janvier, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad a proclamé ce vendredi l’indépendance du territoire de l’Azawad situé au Nord du pays.

Mais très vite, les réactions à cette déclaration de sécession sont tombées comme des enclumes sur la direction du MNLA. Même si cependant, celui-ci ne s’attendait sans doute pas à un concert de louanges, les réponses des capitales voisines et occidentales ont de quoi inquiéter le Mouvement.

D’abord Alger, par la voix d’Ahmed Ouyahia, a rejeté fermement toute partition du territoire malien. Tout en jugeant la situation préoccupante, il a affirmé : "Nous sommes pour une solution qui passe par le dialogue. L’Algérie n’acceptera jamais une remise en cause de l’intégrité territoriale du Mali". L’Algérie partage un millier de kilomètre avec le Mali et sept de ses diplomates ont été enlevés hier à Gao par un groupe islamiste armé se trouve doublement donc impliquée dans ce conflit.

L’Union africaine qui avait condamné le coup d’Etat militaire à Bamako a aussi déclaré qu’elle "rejette totalement la prétendue déclaration d’indépendance" du Nord-Mali et "condamne fermement cette annonce, qui est nulle et sans valeur".

La France dont plusieurs ressortissants sont pris en otages par Aqmi et le Mujao a aussi rejeté cette déclaration d’indépendance unilatérale. "Nous considérons que la déclaration unilatérale d’indépendance de l’Azawad est nulle et non avenue", a ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. Mais, très prise par l’élection présidentielle, et surtout inquiète pour les otages détenus quelque part dans le nord du Mali, Paris ne prendrait sans doute pas le risque de s’impliquer militairement par exemple au côté de la Cédéao qui compte envoyer 3000 soldats au Mali. Au-delà de ces condamnations fermes, il y a lieu à parier qu’on est encore loin par exemple d’une éventuelle intervention militaire, selon plusieurs experts. Et la situation chaotique à Bamako n’arrange pas les choses.

Le coup d’Etat contre le régime du président Touré, il y a deux semaines, a en effet plongé le Mali dans une situation chaotique. Des rebelles touareg et des groupes islamistes en ont profiter pour s’emparer du Nord du pays, considéré comme le berceau naturel des Touareg, sans rencontrer trop de résistance de la part d’une armée malienne sous-équipée, désorganisée et en déroute, coupant de fait le pays en deux.

Trou noir

Les informations qui arrivent de Gao et Tombouctou sont contradictoires. Les islamistes relayés par des agences de presse disent contrôler ces villes alors que le MNLA déclarent qu’Ansar Eddine et Aqmi ne pèsent pas devant leurs forces armées.

Il y a une évidence en tout cas, si le MNLA avait effectivement la maîtrise de la ville de Gao, il aurait été difficile pour le groupe armé du Mujao de kidnapper les diplomates algériens et de parader devant les populations .

Sofiane Ayache/AFP

- Lire sur le site du Matin-Dz

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