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L’islam, ciment des Libyens

La Tribune de Genève, le 13 septembre 2011

mardi 13 septembre 2011, par Tilelli

L’éditorial | « Etat de droit » et « charia » comme « principale source » de la législation sont des concepts qui paraissent contradictoires. Surtout au vu du niveau démocratique des Etats islamiques. Moustapha Abdeljalil, président des nouvelles autorités libyennes, n’a pourtant pas hésité à les marier lors de son premier discours à Tripoli.

« Etat de droit » et « charia » comme « principale source » de la législation sont des concepts qui paraissent contradictoires. Surtout au vu du niveau démocratique des Etats islamiques. Moustapha Abdeljalil, président des nouvelles autorités libyennes, n’a pourtant pas hésité à les marier lors de son premier discours à Tripoli.

Mais si l’on désire voir renaître une nouvelle Libye, respectueuse des droits humains, il faudra bien que la communauté internationale se fasse à l’idée qu’une démocratie musulmane est possible, et soutienne son émergence. Car de la Tunisie à la Libye, en passant par l’Egypte, c’est bien la soif de libertés individuelles et politiques qui a eu raison des tyrans qui dirigeaient ces pays depuis des décennies. Or, ces révolutions ont été menées par des musulmans.

Bien que l’idéal démocratique occidental passe par la laïcité, il en est autrement en terre d’islam. D’abord parce que la nouvelle Libye doit être construite par les Libyens. Et que 97% de sa population est musulmane. Mais surtout parce que la religion est la valeur commune de la trentaine de tribus qui la composent, dont Muammar Kadhafi a habilement entretenu les rivalités pour se maintenir au pouvoir. L’islam est par conséquent le ciment nécessaire à la construction d’un Etat affranchi de ses divisions régionales et tribales.

Bien sûr, une frange des rebelles revendique son islamisme politique et a combattu le régime en place dans le but de renforcer le rôle de la religion dans les institutions. Mais une autre partie des révolutionnaires est composée de démocrates. Qui sont aussi musulmans.

Ce sont eux qu’il faudra soutenir pour que les courants islamistes ne prennent pas le dessus et n’imposent pas un nouveau régime autoritaire, au nom d’Allah. Comme ce fut le cas en Iran après la révolution de 1979.

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